« La vengeance est un plat qui se mange froid. » Proverbe de la mémoire collective
« Ne pas recongeler. » Proverbe alimentaire
Voilà bien longtemps que je n'avais fait ce genre de notes, qui plus est sous l'effet irrépressible d'écrire sans même réfléchir au contenu prochain.
Me voilà donc forcé de partir sur les bases d'une idée plus ou moins hasardeuse et de citations qui peuvent en découler. Je ne sais donc pas où je vais pour le moment, et je ne parle pas forcément que de ce texte.
On y va?
Vengeance... Il y a des mots qui ne devraient rester que sous cette forme, courbes étranges créées pour expliciter nos sentiments. Non qu'ils soit horribles: je place « Amitié » et son anté-christ « Amour » au même niveaux. Car finalement, aussi bien qu'expliciter, les mots sont capables des créer ces « arbres qui camouflent la forêt », comme dit le proverbe.
La Vengeance est une justice personnelle, subjective et donc... injuste. Le problème est que c'est un cercle vicieux, puisque ce sentiment nait justement d'une sensation d'injustice.
Et puis ensuite : « La vengeance entraîne la vengeance ». Je ne vous la ferais pas, n'est ce pas?
Alors on fait quoi?
On passe à l'acte? On attend la punition divine en rongeant son frein? On atteint à sa propre vie en croyant que cela est plus juste que d'atteindre à celle d'autrui, alors que les Tables de Lois sont assez rigides dans ces deux cas pourtant?
Car je parle ici de véritable Vengeance, pas d'un quelconque retour de bâton, et autre revers de la pédale. Celle qui détruit la victime, que ce soit physiquement aussi bien que mentalement.
Mais qui est la victime finalement? A moment tel que celui là cette question ne se pose plus au singulier. Car ces deux personnes seront, chacune leur tour, victimes et bourreaux. Nous n'obtiendrons que deux martyres de la connerie humaine, tout au plus.
Ils seront leurs propres victimes, par les effets traumatisant que peuvent provoquer l'accomplissement de tels actes. Entendons nous bien : traumatisant, ne rime pas avec prostration, si bien que certain pourraient y prendre goût. Être traumatisé, revient à être marqué au fer rouge, en d'autre termes, et ce fer rouge peut prendre moult formes et toucher moult endroits.
Alors, inconsciemment, n'est ce pas faire montre d'un certain dégout de soi même que de se venger d'autrui?
Il y a beaucoup moins de meurtres (et encore moins d'actes de tortures) que de suicides, statistiquement parlant. Cela s'explique par le fait que le suicide repose seulement sur sa propre volonté d'en finir, alors que le meurtre fait se poser la question de la moralité, chose qui régule nombre de nos actes quotidiens.
A moins d'en être totalement dénué, bien sur.
Pour finir, et en sortant totalement du sujet, j'aimerais souligner que cette note et toutes celles de cet acabit, ne sont pas là pour répondre à des questions comme pourraient laisser penser le point d'interrogations accolé au titre, mais pour vous titiller l'esprit afin de vous en poser de nouvelles.
J'ai conscience que cette façons de faire est encore plus présomptueuse que de donner mes propres conclusions, mais le fait est que nos réponses ne regardent que nous, vu que nous avons chacun notre mode de pensée.
Mon but est seulement de remettre à plat une notion, avec quelques hypothèses, et d'avoir ainsi un regard neuf et le plus objectif possible.
Car, même si mes points de vue sont finalement exprimer dans ces textes, je me garde bien de les expliciter et vous laisse l'analyser vous même.
Dans tous les cas, vous aurez effectué une certaine réflexion sur le sujet abordé.
Et c'est tout ce que je recherche.
Tiens ? Je me justifie ? C’est rare…
Salvation!
Vayet
"Je me sens au milieu d'une chorale de muet pour un public de sourd"
Comprendra qui voudra...
Salvation!
Vayet
Deux autres compos de mon ancien groupe sont disponibles ici
Bonne écoute et dite moi ce que vous en pensez ;)
Salvation!
Vayet
Contrairement à ce que le titre de cette note pourrait vous laissez croire, je ne parlerais ici que de folie et plus particulièrement de schizophrénie.
Même si j'avais commencé la rédaction de cette article il y a quelque temps déjà (et que je n'ai pas eu le temps de taper par un manque flagrant de temps, terme que j'emploie courament pour lui signifier une flemme monstrueuse), je me suis senti obligé d'y apporter quelques modifications et de l'étoffer après un message que m'envoya Pelf, vis à vis de ma note "Solitude". Je ne m'ettandrais pas sur le contenu de ce message, mais il faisait allusion à un ami proche s'étant plongé dans un état de prostration, et donc de remise en question, qui s'était reconnu dans ce que j'avais écrit.
Il renvoyait également à son étât, qu'il trouvait schizoïde, d'après ses descriptions.
Bien évidemment, je ne suis pas psy ni même généraliste, alors ma vision ne sera pas exempt de défaut. Quant à l'objectivité, elle sera toujours aussi variable, car je me baserai sur ce dont j'ai été témoin pendant une demi-douzaine d'année, et non sur de quelconque thèses psychiatriques.
Avant tout, qu'est ce que la schizophrénie?
Beaucoup penseront bien sûr au dédoublement de la personnalité, voire aux personnalités multiples (appelées ironiquement par un certains psy, "Brainstorming"). C'est cela, mais pas seulement. Car "schizophrénie" est un terme aussi large que la folie ou presque.
Un comportement schizoïde se rapporte au psychopate, c'est à dire à une personne ayant sa propre vision du monde, sa propre idée du bien et du mal. Les véritables psychopathe le sont depuis qu'ils ont la capacité de penser.
Mais ceux que j'appellerais ici les "Multiples" sont des personnes à la base comme vous et moi (...mais plutôt comme vous, en fait), mais qui ont été confrontées à des évenements qui ont remis en question les bases même de leurs consciences. La vie ne leur a tout simplement pas fait de cadeau, et je dirais même plus, leur a foutu un superbe paquet sous les yeux avant de leur retirer après y avoir gouter.
De par le fait, les Multiples ont consciences de la partialité du monde, mais cette accumulations d'enculade de la part de la Vie, rend un propos objectif, profondément ancré dans le mauvais côté, avec en tête de liste, l'incompréhension par ses pairs.
Notez, que vous pourriez néanmoins très bien comprendre ce genre de personne, que celles ci ne voudraient pas de votre solicitude, jouissant du rejet qu'elles se sont créées elles même.
Ah! Parlons en de la création!
Tout d'abord, je pense que vous vous demandez, pourquoi ce titre: Imagination?
Parce qu'une étude a montré chez les Multiples une propention plus importante que chez la plupart des individus à la création, un talent plus grand dans les domaines où il n'y a rien sans imagination.
Pourquoi? Je n'en sais foutre rien! Ou du moins, rien qui ne soit sûr.
L'hypothèse la plus probable pour moi, est que cela est déjà une forme de création, qui s'aligne dans la majorité des cas avec l'idée de "l'ami imaginaire".
Créer un être de toute pièce, lui donné une apparence, une contenance, un nom, voire une existance, releve de la Création Majeure qu'a réalisé Dieu (pourquoi pas?...). Seul le corps manque au final, et le "partage" est une façon de palier à ce manque.
Alors, quand on arrive à créer un être quasi réel, qu'est ce que l'art à côté? De la petite bière, non? (et je suis poli)
Une autre hypothèse, qui pourrait être placé dans la continuité de la précédente, serait que chaque personnalité mettraient en commun leurs reflexions, et donc leur imagination.
En clair, le Multiple c'est un peu l'homme qui valait trois milliards sur le plan neuronal
...
Putain, c'était pourtant bien partie, mais la conclusion là... Elle vaut pas trois dinards, elle...
Je mériterai de retourner dans mon cube de matelas blanc, mais je ne vais quand même pas m'arréter sur une telle merde!
Par quoi pourrais je conclure, alors?
Par un moyen de guérison peut être? Non je parlerais de chose que je ne connais pas, quoique soigner la schizophrénie n'est pas possible de façon naturel à mon avis. Il est possible de l'éloigner, car après tout un ami imaginaire, est un ami avant tout, et donc une personne avec qui l'on peut se facher et donc, foutre à la porte (de son esprit). Mais comme un ami qui se langui de vous, il pourra revenir sans votre accord.
Ca, cela concernerai le problème de personnalités multiples. Mais concernant un comportement schizoïde au sens général du terme, c'est foutu d'avance, à moins d'appuyer sur la touche "reset" de son cerveau. Du genre électrochocs, lobotomies, ou choc traumatiques. Rien de très doux donc...
Au pire: lancez vous dans la politique. La cohabitation des idées ils connaissent là dedans.
Voila. Je ne vois pas quoi dire d'autre à ceux qui ont eu le courage de lire cette note jusqu'ici, et qui ont peut être un gosse à aller chercher à l'école.
Peut être que certain auront deviné ma fascination macabre pour les Multiples, comme je les appelle.
J'espere avoir répondu à certaines questions de Pelf, et de son ami surtout (et sinon, tant pire...), et rajouterai à l'intention de ce dernier, cette petite citation d'Oscar Wilde (oui, encore lui):
"Derrière chaque chose exquise se cache quelque chose de tragique."
Enfin pour finir, je vais dédier cette note à Léa (comme beaucoup d'autres), ma muse, ma schizophrène, ma suicidée, qui m'a fait comprendre que l'amour n'est que plus présent quand il est inassouvie...
Et Dieu seul sait à quel point je t'aime à en mourir en cet instant.
RUST IN PEACE, ma douce.
Salvation!
Vayet
Tu as enfin 13 ans. le dessin devient, avec la musique, ton moyen de communication. En dehors, tu paraitras froid, distant. Vide. Mais lentement tu redresses la tête. Elle te soutient. Et elle a besoin de toi.
Tu la découvres fragile. Tu sais que la mort de sa mêre l'a anéantie. Plus encore. L'a éparpillée. Elle est instable, suicidaire.
Et belle.
Tu la découvre schizophrène. Tu la découvre pendue, noyée, asphyxiée, tailladée. Et dans ton esprit morbide, tu l'aimeras d'autant plus.
Sa folie sera le pied d'appel de ta propre explosion. Votre relation elle même devient schizophrène. Tu ne sais plus où tu en es.
Mais contrairement à avant, tu sais que tu es quelquepart et tu te complais dans cette situation. Même si tu n'arrives pas à la définir.
Tu as toujours 12 ans. Tu essais de relativiser en te disant que tu n'es pas à plaindre pas rapport à d'autres. Mais plus tu te dis ça, plus tu sombres. Car tu sais que si quelqu'un est à plaindre, on fait d'autant plus attention à lui. Tu serais invisible que cela serait pareil.
Alors tu erres, sans but, dans les rues d'une station balnéaire hors saison.
Tu commences à disparaitre effectivement, progressivement. De plus en plus tu ressembles aux clodos auxquel tu causes de temps en temps. Tu prends la couleur du béton, qui, malgré la crasse, te donneras toujours l'impression d'être uniforme.
Ta tension regrimpe lorsque tu sors du caniveau une fille superbe mais dans le même état que toi, si ce n'est pire. Elle se sent redevable à ton égard, et la côtoyer rend la chose réciproque. Tu rencontres sa soeur que tu ne supportes d'abord pas, mais que tu apprends à aimer à coup de lattes, qu'elle te rendra au centuple. Tu rencontres leur père et avec lui, te découvres une envie irrépressible de faire de la musique.
Et puis tu rencontreras ses lèvres. Tu les sentiras, froides, mais elles t'insuffleront un minimum de désir de vivre.
Juste assez pour l'aimer.
Juste assez pour faire repartir l'aiguille de ta vie.
Playlist sur Last.fm
Mes quelques écoutes sur Last.fm, un peu du tout mais surtout du Power Metal (Gamma Ray, Grave Digger...) du Thrash Metal (Anthrax, Testament...), avec des intrus comme Les Claypool (Primus) et Buckethead que je vous conseille activement, si vous aimez les virtuoses (respectivement basse et guitare).
Tout ça est assez représentatif de ma versatilité (ou de mon ouverture d'esprit cela dépend du point de vue).
Bonsoir
Tu as 8 ans. Tu ne fais que t'attiser sous la prévention de tes parents. Tu calmes tes nerfs en écrasant des gens et des animaux sur ta console de jeux. Tu oublieras assez vite le jeu, d'ailleurs. Pas la Bande Originale, réalisée par un groupe que tu finiras pas aduler.
Tu décides de te laisser pousser les cheveux. Tes parents ne disent rien mais n'en pensent pas moins. Tu leur fais faire des économies de coiffeur cependant.
Ta depression grandit en même temps que tes cheveux.
Tu as 12 ans. Tu commences à apercevoir le fond du gouffre. Tu laisses croire à tes parents que c'est l'adolescence. Tu essais de le croire, toi aussi.
Tu n'en peux plus.
Ce n'est pas que tu n'as pas envie de faire tel ou tel chose, comme on pourrait le faire avec un instinct de rebellion. Tu n'as pas d'envie tout simplement. Tu n'as plus rien qui t'anime. Tu n'es plus que le fantôme de toi même.
Tu n'as plus envie de vivre.
Tu n'as même pas envie de mourir, coquille vide que tu es.
Tu essais de sortir avec une fille que tu reluques depuis le primaire. Tu finis par y arriver. Tu finis aussi par lui faire peur. Tu es la cause de la fin d'une amitié d'une demi-douzaine d'année.
Tu te rassures en te disant que tu n'auras jamais besoin d'une avocate.
Ben, c'est pour dire bonjour... read more
on Vengeance?